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Concertation préalable sur le projet d'extension de la ZAE du Parc des Fontaines à Bernin (concertation terminée)

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Proposé par Anonyme Le 19 novembre 2024

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Publié

Pourquoi ne pas utiliser les friches industrielles existantes proches ?
Pourquoi toujours prendre des terrains qui pourraient être utilisés pour une agriculture respectueuse des terrains de maraîchage bio et utiles pour nourrir la population locale.
A l'heure du réchauffement climatique, rien n'est fait réfléchir ensemble à freiner ce dérèglement. Nous voulons pouvoir vivre en bonne santé.
Quel est l'impact sur le plan de l'alimentation en eau ?
Où vont aller les eaux polluées utilisées pour ces structures ?
Une politique qui respecte l'environnement et la santé des habitants est plus que jamais à mettre en oeuvre si nous ne voulons pas participer à la catastrophe encore plus.
Merci de prendre en considération l'avis des personnes habitant dans cette zone.
Cordialement.

Votre contribution est-elle un avis ou une question ?

Question

Réponse :

Bonjour,

Merci pour votre contribution.

Pourquoi ne pas utiliser les friches industrielles existantes proches ? Pourquoi utiliser des terrains destinés à l’agriculture ?

Les friches industrielles répertoriées sur le territoire ont été – lorsque cela était techniquement possible – réaménagées afin d’accueil de nouvelles activités. Au total, Le Grésivaudan a investi 18M€ pour réhabiliter environ 71 ha de friches industrielles, à savoir :

- Le pôle Bois à Goncelin est une zone dédiée à la filière bois qui est aujourd’hui entièrement commercialisée.

- Le Vega à La Terrasse : commercialisation des lots en cours

- Le Pruney au Versoud (ancien site logistique des Papèteries de Lancey) : Cette zone artisanale livrée en 2016 a rencontré un vrai succès et la commercialisation des lots est en passe d’être achevée. A terme, près de cinquante entreprises devraient y être présentes là où il n’y en avait qu’une auparavant.

- Moulin Vieux à Pontcharra (site des anciennes papèteries de Moulin Vieux) : Cette zone artisanale de 3,6 ha a été livrée début 2023 et comporte 21 lots.

- Pépinières Bergès à Villard-Bonnot : Le Grésivaudan a réhabilité une partie de la friche des Papeteries de Lancey pour y installer une pépinière (14 bureaux) ainsi qu’un boulodrome.

- Pépinière Eurekalp à Saint Vincent de Mercuze : Le Grésivaudan a réhabilité une partie de la friche SOFADITEX pour y installer une pépinière.

Trois autres friches industrielles sont aménagées par des acteurs privés :

- Ecopla à Saint Vincent de Mercuze, aujourd’hui commercialisé à 90%

- SLS au Cheylas accueille des sociétés telles que Bombardier ou Sylfen

- Tyco à Chapareillan.

Notons que la friche de Brignoud est tellement polluée par l'ancienne exploitation industrielle qu'il est interdit d'y mener des activités de toutes sortes, qu'elles soient industrielles ou d'habitat. Cette pollution est si profonde qu'elle nécessiterait des investissements colossaux pour dépolluer, avec des résultats incertains.

La communauté de communes Le Grésivaudan possède aujourd’hui une quarantaine de zones d’activités représentant un total de 678 hectares de foncier dédié à l’activité économique. Le taux de vacance de l’ensemble de ce foncier s’établissait en 2023 à 1% (unités foncières). Aucun site n’est donc aujourd’hui disponible et la communauté de communes Le Grésivaudan n’a pas, à ce jour, les capacités de répondre aux besoins des entreprises existantes (agrandissements, rapprochements…) et des entreprises nouvelles voulant s’implanter sur son territoire. Dans ce cadre, Le Grésivaudan a dernièrement lancé un inventaire des terrains insuffisamment densifiés, dont elle n’a pas la propriété, dans les ZAE de son territoire en vue de faire de la « recharge foncière».

L’emplacement choisi pour le projet constitue précisément une extension d’une Zone d’Activité Economique existante et d’ores et déjà dédiée à la filière des nanotechnologies et des semi-conducteurs. Au sein du Grésivaudan, il n’existe pas d’autre zone d’activité bénéficiant d’un tel écosystème et d’une telle proximité avec STMicroelectronics et Soitec, les deux plus grandes entreprises françaises du secteur.

Quel est l'impact sur le plan de l'alimentation en eau ?

Aujourd’hui, la commune de Bernin est alimentée par l’eau provenant de la Dhuy. Seule la ZAE du Parc des Fontaines est alimentée par l’exploitation de la nappe alluviale de la Romanche, qui dispose d’une très bonne capacité quantitative. Il est important de souligner que l’exploitation de cette nappe est plafonnée tant en volume (limitations de consommationimposées par Grenoble-Alpes Métropole et la CCLG) qu’en capacité technique. Notons qu’aujourd’hui, l’utilisation des ressources en eau de Grenoble Alpes Métropole représente 29% du total autorisé par la DUP (Déclaration d’Utilité Publique) des champs captant. En 2030, ce chiffre serait de 41%, en intégrant les besoins des territoires voisins de Grenoble Alpes Métropole (dont Le Grésivaudan).

Aujourd’hui, le projet d’extension de la ZAE du Parc des Fontaines étudie la possibilité de mettre en œuvre le processus d’économie circulaire de l’eau (la logique des « 3R ») visant à : 1. Réduire les consommations en eau (brute ou potable) ; 2. Recycler l’eau au plus proche des usages ; 3. Réutiliser l’eau sur le territoire. Cette réflexion, si elle aboutit, pourrait être mise en œuvre à travers des prescriptions à respecter par les projets d’entreprises souhaitant s’installer sur l’extension.

Où vont aller les eaux polluées utilisées pour ces structures ?

Si le projet se poursuit, le maître d’ouvrage devra concevoir et réaliser une extension qui permette de préserver la qualité des milieux récepteurs via la maîtrise quantitative et qualitative des rejets pluviaux et des eaux industrielles traitées. Les rejets au milieu naturel devront être compatibles avec les objectifs de bon état portés par le SDAGE Rhône Méditerranée 2022-2027.

Il appartiendra à chacune des entreprises qui souhaitent s’installer sur l’extension de la ZAE de satisfaire à leurs propres obligations et d’obtenir des autorisations pour les rejets d’eau notamment.